« T’es écœurante ! LOL »

Ou c’est « C’est injuste ». Ces phrases, je l’entend « fleurir » autour de moi depuis quelques semaines. Elle est généralement précédée par :

« Tu as eu une grossesse idyllique, un accouchement au top, un bébé super sage, et en plus tu as retrouvé ta taille fine. T’es écœurante »

Au début, je l’accueillais avec le sourire parce que les personnes le disent souvent sur le ton de la vanne et puis j’avais une certaine fierté en face de ce constat qui était quand même assez réjouissant.

Aujourd’hui, j’ai un peu plus de mal. Je ne réfute pas le fait que tout ce soit bien passé et que j’ai de la chance mais pour moi c’est le résultat aussi d’un état d’esprit positif et peut-être un peu d’organisation – coté santé tout allait bien évidemment, ça aide. Mais n’oublions pas que ce blog était là pour m’aider à prendre conscience de ma grossesse et des changements qui allaient se produire. Donc au début, j’ai quand du m’y faire à l’idée de cette grossesse – certes souhaitée mais ça fait toujours bizarre non ? Et puis on en sait pas trop ce qui nous attend.

Je ne me suis jamais considérée comme « malade » en étant enceinte. J’ai mis en place des choses pour que tout ce passe bien :
-des siestes régulières tous les jours pour contrer la fatigue,
-des séances de natation contre les maux de dos,
-des séances de papotages avec les copines pour le moral,
-des repas équilibrés pour ma santé et celle de bébé – et arrêter les choses trop acides pour ne pas avoir de nausées, moi qui adore le pamplemousse et les oranges pressées habituellement.

Nous avons aussi fait nos fameuses séances d’hapto (les résumés ici et ) pour que Papa prenne sa place durant ma grossesse, qui a su me relaxer, recentrer mon bassin quand y’avait besoin et qui a réellement tissée une relation Père-Fille. Papa le dit ouvertement aujourd’hui, ces séances lui ont permis de se sentir de suite à l’aise avec Pantouflette. Il n’a pas eu d’appréhension en la prenant pour la 1ère fois dans ces bras, ni en changeant la 1ère couche. Il la connaissait déjà et savait comment la « toucher », la prendre et la dorloter. Et ça a contribué à cette zenitude qui se dégage de notre petite famille, en plus du fait qu’il soit resté à notre côté le 1er mois de Pantouflette ! Royal !

J’ai parfois également l’impression que le fait que tout ce soit bien passé mais une barrière avec les futures mamans fatiguées par leur grossesse. J’entend de leur part « Tu peux pas comprendre ». Je ne sais pas où, ni comment me positionner. Je n’ai pas envie de « donner des conseils » sans qu’on me le demande clairement et me retrouver dans le rôle de la moralisatrice ou de Madame Je-Sais-Tout.

Dimanche dernier, ma belle-soeur -pas du tout enceinte- me lance un « Tu me filerais presque des complexes, tu es déjà plus fine que moi ». Certes, mais est-ce que c’est de ma faute ? Ce n’est pas de la sienne non plus. Les choses sont tellement qu’elles sont et puis c’est tout. ce genre de phrases ont en plus aucune valeur ajoutée, bref une phrase encore anodine mais qui raisonne quand même en moi. Comme si je devais m’en excuser …

Ces situations sont de plus en plus récurrentes. Je sais bien qu’il ne faut pas que je cède à la culpabilité, mais c’est parfois tentant.

Tout comme cette amie qui souhaite changer de travail à qui j’expliquais que je ne savais pas comment j’allai réagir en rentrant à 20h et à qui j’ai annoncé quelques jours plus tard qu’une entreprise venait de me faire une proposition par mail via un célèbre réseau pro en ligne, elle m’a répondu « Ça ne m’étonne pas, tu as toujours de la chance. Moi, ça m’arrive jamais ce genre de chose ». Certes, mais j’ai toujours un cv à jour dans ma clé USB, mon profil pro est à jour que les réseaux et particulièrement bien étoffé sur les missions que je réalise au quotidien, ce n’est pas noté « en recherche » mais ça ne m’empêche pas de passer 1 fois par jour pour regarder les offres -même quand je ne suis pas en recherche, juste par curiosité … Contrairement à elle, qui avant de partir en congé maternité c’était promis de faire tout son possible pour ne pas revenir mais qui n’a pas su se dégager du temps pour faire le nécessaire, elle m’a d’ailleurs demandée ce que je mettrai pour détailler son poste et dans quoi je la verrai. Je veux bien aider mais je suis pas Pole Emploi non plus ! C’est à chacun de trouver sa motivation.

J’aime pas cette image de Madame Parfaite, je ne suis pas cette personne. Je galère aussi à calmer Pantouflette quand je ne trouve pas ce qu’elle a et qu’elle pleure jusque 23h sans cesse à m’en couper l’appétit le soir. Je suis aussi fatiguée de ma journée. Je m’ennuie parfois dans mon congé maternité. J’ai aussi des tensions avec mes beaux-parents sur l’éducation de ma fille. Je cherche des occupations autres que la TV et la lecture quand Pantouflette dort. Elle fait ces nuits, mais il y a parfois des ratés et elles se réveille de temps en temps à 4h du matin – d’où parfois quelques commentaires bien matinaux sur vos blogs. Et j’ai sans doute retrouvé ma ligne rapidement car je ne prend pas le temps de manger le midi et que je passe mon temps à faire le ménage, à ranger, à me promener en poussette pour apaiser Pantouflette en début d’après-midi. J’ai aussi ces deux étages à monter avec le cosy ou la poussette – ce qui m’a amenée chez l’ostéo, j’avais des décharges en bas de la nuque du à un blocage total de mon omoplate à droite …

Écrire cet article me fait du bien. Avant, je m’en voulais presque. Mais au final, je pense que c’est sans doute mon coté « qui voit toujours le verre à moitié plein » qui me donne cette image de bonheur parfait et de wonderwoman … Alors que derrière, ce n’est pas toujours ça, mais je n’aime pas m’appesantir sur les difficultés et les côtés les plus sombres. Je préfère donner de l’importance aux sourires de ma fille, à ces yeux qui se remplissent de découvertes aux fils des jours, à ces temps où j’arrive à m’épanouir en congé mater, à tenir ce blog et échanger avec vous ici ou sur les votres, aux nuits complètes, à ces moments où Papa me laisse me coucher tôt pour me reposer et s’occuper de sa fille toute la soirée avec ces yeux qui étincellent de fierté. Et vous savez quoi ? Je ne compte pas changer cette facette de ma personnalité qui me permet de garder que le positif et de rester de bonne humeur – même quand je suis fatiguée que j’ai mal à la nuque et que je crève la dalle … Un sourire de Pantouflette et c’est reparti !

Vous avez aussi traversé ce genre de moment ?

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Pour ceux qui se demandent où ça en ai pour mon changement de poste, ça suit son cours, les 2 1ers entretiens ont été concluants. J’en ai passé un nouveau jeudi dernier avec la responsable qui a fait la même formation que moi. Le courant est bien passé. Résultat dans 2/3 semaines ! On croise les doigts.

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Ces choses dont je m’attendais pas après mon accouchement

Je pense que c’est le bon moment pour parler de ce qui m’a surprise durant ce mois. Alors j’annonce de suite, les points qui vont suivre ne sont que mon humble avis, nous sommes toutes différentes et chacun vit les choses à sa façon. Pour ceux qui me suivent depuis quelques temps, vous connaissez un peu ma philosophie : je prends les choses telles quelles viennent, j’essaie de prendre dans toutes les situations le positif. Et vous savez aussi que j’ai eu une grossesse très cool, un accouchement sympa et un papa très présent dans ce 1er mois – il n’a repris le travail que lundi dernier.

  • On saigne oui, mais pas tant de temps que ça

On commence par le plus glam ! Personnellement, je m’attendais à saigner plus mais moins longtemps. Et encore apparemment je suis une chanceuse les saignements se sont arrêtés environ 3 semaines après, avec une grosse « accalmie » au bout d’une semaine et demi. J’ai utilisé les grosses serviettes uniquement à la mater – et ça m’a bien suffit !

  • L’épisio c’est plus douloureux à la maison qu’à la mater

A la mater, j’étais trop happy ! Moi avoir mal, pfff non non non, tout roulait. Par contre en rentrant à la maison, le désenchantement ! J’étais ravie de voir la sage-femme du PRADO deux jours après ma sortie ! Help meeeeeeeeeeeee ! Sa solution : anti-inflammatoire, doliprane et cicalfate pour cicatriser. Perso, je mettais le cicalfate au frigo pour encore plus de « bonheur » à l’application !

  • La montée de lait

Idem, à la mater, nickel ! Une montée de lait ? Non non non que dalle. En arrivant à la maison, je crois que Miss « Montée de lait » a fait un pacte avec Mme »L’épisio » en arrivant en même temps que les douleurs. Et encore j’avais de la chance, oui mes seins ont triplé de volume, oui ils étaient en béton, oui ils étaient chauds comme une baraque à frites MAIS je n’avais pas mal ! Encore une fois, la Sage-femme du PRADO m’a sauvée ! Sa solution : massage sous la douche, matin et soir, en cercle sur les zones dures et si ça perdure cataplasme de choux.

Je n’ai pas été jusqu’à acheter le choux, je n’avais pas assez de douleur pour m’infliger de sentir le choux toute la journée. Par contre, je remercie la montée de lait, car je sais maintenant que je ne me ferai JAMAIS une augmentation mammaire !

  • Se lever en pleine nuit avec la plus belle des motivations

Chez moi, le sommeil c’est sacré ! Je peux m’engueuler avec mon copain parce qu’il n’a pas respecté mon « petit train du sommeil » en arrivant bruyamment dans la chambre. Cette époque est clairement révolue ! Je me lève facilement à 4h du matin -j’ai de la chance c’est plus souvent 5h30/6h30- pour donner le biberon à ma Pantouflette et me rendormir avec le sourire. Jamais j’aurais pensé que me lever la nuit serait aussi « facile » -je garde les guillemets quand même hein, j’apprécierai quand elle fera de vraies nuits.

  • Retrouver des liens avec des personnes

J’avais fait une liste de naissance, que j’ai partagé sur FB car on me la demandait. Et bien, j’ai été étonné de voir des personnes dont j’aurai jamais pensé m’offrir un petit truc qui s’y trouvait. Du genre mes ex-beaux-parents – je savais qu’on étaient en bon terme mais pas à ce point là, ou un ancien collègue que j’avais embauché 4 mois avant de partir de la société à qui j’avais donné sa chance.

Ça fait plaisir. Je fais partie de ces gens qui aiment bien parfois repenser à des situations ou des personnes et qui se disent que ça sert à rien car ces personnes elles ne pensent plus à vous … Et bien, grâce à cette liste de naissance, je sais qu’ils pensent toujours à moi et en bien en plus. Ça fait chaud au cœur.

  • Le renforcement de notre lien avec le papa

Notre relation a toujours été bonne – avec quelques hauts et bas comme partout – mais la naissance de Pantouflette a ajouté un truc. Un je-ne-sais-quoi qui rajoute une flamme en plus, un émerveillement. J’ai l’impression d’être encore plus amoureuse. J’ai encore plus confiance en nous. Je sais que je peux lui faire confiance quand je suis fatiguée et le voir s’occuper de sa fille me fait fondre. On a le plus beau bébé du monde -forcément- et on l’a fait ensemble !

  • Garder ce petit ventre … l’adorer … et le perdre rapidement derrière

Et oui, nous ne perdons pas notre ventre dès la sortir de bébé et ça c’est bien de le savoir avant. Ça évite de paniquer, de relativiser certaines paroles et d’accepter doucement que bébé est maintenant à coté de nous.

Je vous conseille le livre dont j’ai fait une petite chronique « Mon corps après Bébé » pour bien gérer la remise en place de vos organes -c’est important et parfois on en prend pas la mesure dans notre société de WonderWoman.

Personnellement, je fais partie des chanceuses qui entrait dans leurs pantalons d’avant grossesse 7 jours après l’accouchement. Mais je vais vous avouer que je me trouvais plus jolie dans certaines robes enceintes que maintenant. Une certaine nostalgie me guette …

Et vous qu’est ce qui vous a étonné dans cet « après-accouchement » ? 

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Mon avis Livre : « Mon corps après Bébé » de Dr Bernadette de Gasquet

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Quatrième de couverture

Votre corps qui a fourni beaucoup d’efforts pendant la grossesse et l’accouchement a besoin que vous vous occupiez de lui. Ce guide est le seul à traiter des premières semaines, si importantes pour tout votre avenir gynécologique et sexuel et pour l’épanouissement de toute la famille. Il vous aidera dans ce démarrage de la vie avec bébé, souvent gâchée par des craintes, des tensions, des douleurs pourtant évitables. Vous apprendrez à : acquérir les bons réflexes pour protéger votre périnée et ne pas distendre vos abdominaux, adopter les bonnes positions pour porter bébé, le baigner, le bercer, le nourrir ; éliminer la grossesse en stimulant le drainage, le transit, les organes de détoxication ; remettre en place et refermer le bassin, soulager les douleurs dans le dos, la nuque, le bassin, le périnée grâce aux bonnes postures et quelques accessoires essentiels ; refaire une ceinture abdominale et éviter les diastasis ; savoir se détendre et s’étirer, bébé au sein, ou dans les bras ; se remuscler sans risques (dos, abdos, périnée, cuisses) et préparer la reprise du sport ; adapter les postures pour une sexualité épanouie, sans crainte et sans douleurs ; profiter de bébé et valoriser votre féminité de maman.

Mon avis

On m’a offert ce livre après mon accouchement. J’ai été étonné de découvrir qu’on pouvait faire des choses avant les 6 semaines, avant la fameuse rééducation. Je me suis mise à la lecture directement.

Déjà le fait que ce soit une docteur qui l’a écrit, ça me rassure. Elle serait spécialisée dans la rééducation périnéale, ça tombe bien j’en ai plus ou presque lol !

Alors si la 1ère partie m’a un peu « barbée » – en gros ils te disent que dans toutes les autres cultures la nouvelle mère reste allongée, ne fait rien et prévient ainsi toutes descente d’organe et donc ils t’invitent à faire de même en ne jouant pas les WonderWomen. Ils sont bien sympa, mais je me vois pas rester allongée toute la journée dans mon lit, voyant ma fille que pour ces biberons et laisser Papa gérer tout le reste – appart, couches, pleurs, endormissement, bain … Surtout qu’on a pas toute ma chance , celle d’avoir le Papa à la maison pour le 1er mois de Doudounette. Bref, je me suis reposée, mais je n’ai pas suivi à la lettre cette 1ère partie.

Les parties suivantes sont bien plus intéressantes. Avec un petit cours d’anatomie qui t’explique ce qu’il se passe dans ton corps et te permet de mieux comprendre certaines sensations – tmtc si tu as déjà accouché. Ils t’expliquent également : l’importance de la respiration pour remettre en route tes abdo (ou ce qu’il en reste), renforcer ton périnée (ou ce qu’il en reste).

J’ai adoré la partie exercices. Alors j’ai adoré mais j’ai pas encore vraiment tout pratiqué. Mais c’est vrai que les quelques mouvements montrés et appliqués m’ont fait du bien, notamment les exercices de pont ou relevée de bassin qui m’ont permise de me défaire de cette sensation de « pesanteur » au niveau de ma cicatrice.

En conclusion

Je vous conseille de consulter ce livre. Une lecture en diagonale me semble suffisante. Personnellement, je le prêterai aux copines quand elles en auront besoin 🙂

Il me reste encore 3 belles semaines pour mettre en pratique et après en route pour la rééduc. On verra si la sage-femme pense que les exercices proposés ont été bénéfique.

37SA – Tu peux arriver quand tu veux !

37SA … Déjà .. en écrivant cet article, je me rend compte à quelle vitesse le temps à filer. On se retourne deux secondes et j’ai l’impression d’être ce 12 décembre .

Le 12 décembre

Ce jour où on a découvert ta présence. Ce jour où le filleul de mon Chéri est né. Dans la soirée, j’annonçais au arrivée dans nos vies à ton futur papa. C’était tellement de bonheur. Le lendemain, nous sommes allés voir les nouveaux parents à la maternité et ils ont eu cette phrase « On a hâte que ce soit votre tour ». Ils ne pouvaient pas si bien dire.

12 jours plus tard nous l’annoncions à nos parents en guise de « cadeau bonus » de Noël.

19 jours plus tard,  nous l’annoncions à nos amis. Et bien oui, un nouvel an sans alcool, ça aurait forcément alerté les copains, alors autant l’officialiser. A ce nouvel an, le champagne a coulé à flot entre la naissance, notre annonce, les promotions au travail et une opération chirurgicale soldée par une très jolie réussite. Le champagne a coulé à flot … Enfin sauf pour moi et mon MayTea, mais c’était remplis d’alcool et de thé de bonheur que nous passions en 2018.

L’acceptation

J’ai mis du temps à me rendre compte que j’étais vraiment enceinte, d’où la création de ce blog d’ailleurs. Et puis, de rendez-vous en rendez-vous, mon ventre se faisant de plus en plus visible, la chambre une fois commencée, les achats se succédant … Pas de doute, un nouvel habitant allait bel et bien arrivé à la maison.

Enfin la Maison … Plutôt dans notre grand appartement. D’ailleurs, depuis ton apparition, Papa n’a plus qu’une idée : Acheter une maison avec un jardin pour te dégourdir les pattes comme il dit. Alors on visite, on visite, on visite … Mais on est difficiles, sur le secteur et sur la superficie … Mais on trouvera.

En attendant, on a acheté un 2nd appartement, qu’on a rénové puis loué, pour commencer à épargner pour tes études si tu le souhaites (oui oui oui, tu as des parents prévoyants – enfin surtout un père prévoyant.)

Le congé maternité

Le temps s’est emballé et puis me voilà en arrêt du jour au lendemain – 10 jours avant l’arrêt pathologique. Heureusement, il a fait beau. Je pense qu’on aurait pas pu faire un plus bel arrêt et congé maternité que celui-ci.

  • Les copines sont en vacances
  • Le marché est plein de saveur
  • Les gens sont souriants
  • Je n’ai mal nul part, tu me laisses donc gambader où je souhaite
  • J’ai fini mon goal de l’arrêt : TA couverture ! Mon 1er ouvrage en tricot et j’en suis pas peu fière
  • J’ai rendu des services, peut-être un peu trop, mais c’est dans ma nature et ca me faisait plaisir.

Ce congé a aussi été très chargé en rendez-vous. Entres les Assistantes Maternelles, les derniers cours d’haptonomie, les cours de préparation à l’accouchement, le transfert de mon dossier dans l’hôpital du coin et la création de ma boite à Papa. Je n’ai pas chômé. Autant de sujets qu’il faudrait que j’aborde ici dans de futurs articles.

37 SA

Et nous y voici, ce lundi, nous commençons notre 37ème semaine. 37 semaines, ça veut dire pas mal de choses ! Mais pour moi ça veut surtout dire que tu peux venir nous rencontrer sans crainte, sans prématurité. Je porte un bébé totalement viable, qui communique très très bien avec ces parents en venant se lover dans nos mains le soir quand on t’appelle vers le bas, t’obligeant à te déplacer et abandonner les sommets car tu adores en te blottir contre mes cotes droites (elles doivent être accueillantes). Parfois tu joues un peu l’effronté, quand tu t’agites devant la future mamie et que tu deviens complètement stoïque dès qu’elle pose une main sur mon ventre pour te saluer.

Après je n’ai pas à me plaindre, jusqu’ici aucune contraction, aucune douleur de dos, tu me laisses vivre ma vie, me déplaçant facilement dans ma bourgade chérie à pied, parfois dans la nuit tu m’invites à me rendre aux toilettes et tu me laisses me rendormir paisiblement.

Tu es en très bonne forme. Tu seras un bébé sans doute assez lourd mais je te rassure, apparemment tu es bien proportionné donc tu ne seras pas « difforme ». Tu es un tellement beau bébé que tu arrives même à faire changer potentiellement d’avis les professionnels du milieu en terme de déclenchement. On a gagné le droit à une 4ème échographie pour vérifier ton poids (prévision de 4,5/5 kg à terme). Ya rien à dire tu aimes déjà avoir des photos de toi, au point de gérer pour en avoir en bonus avant même ton arrivée.Je reste sereine malgré tout ça. Je fais entièrement confiance à l’équipe médicale.

Naturellement ou déclenchée, la rencontre sera belle. Dès cette semaine, je me lance dans l’homéopathie, les carreaux, les tisanes de framboisiers et quelques kilomètres de marche par jour.Nous avons tellement hâte de te rencontrer. Tout est prêt ou presque (faut vraiment que je songe à faire ma valise …).

Papa est en vacances tout le mois d’août, il a fêté dignement son entrée dans le mois de la modération (LE mois où tout peut arriver n’importe quand et où il DOIT pouvoir conduire)

Alors n’hésite pas, viens dès que tu le sens.Et rassures toi, même si tu souhaites attendre la date de ton terme pour venir (soit la veille de la reprise de travail de Papa) on t’aimera! ON T’AIME DÉJÀ! toketos_k_genna_410x225

36SA – Survivre aux chaleurs enceinte

Que vous êtes enceinte ou pas, ça n’a pas pu vous échapper : IL FAIT CHAUD ! Tout du long de ma grossesse, j’ai entendu « Wouah , tu vas faire tes deux derniers mois sous la chaleur, bon courage » -pour rappel ma date de terme est au 26 août. Et oui ces deux derniers mois, je les ferais sous le soleil … Enfin, c’est le soleil breton … Donc tout est relatif, disons qu’un été breton n’est jamais vraiment assuré tant qu’il est pas lancé.Cette année, il aura mis un peu de temps mais il a bien lancé les hostilités. Depuis 2-3 bonnes semaines, les températures s’affolent et les Bretons ont chaud très chaud.Je vais pas vous mentir, je ne souffre pas tant que ça de la chaleur. Je pensais que ça serai plus dur. Alors je me suis dis que j’allai vous en parler de mes astuces

  • Sortir après 16h
  • Manger de la pastèque, du melon et des pêches !
  • Se trimbaler avec un brumisateur
  • Se vêtir que de robes et de trucs amples – perso, je ne m’habille plus qu’en robe
  • Adopter le chapeau
  • S’hydrater : jamais sans ma bouteille
  • Prendre des douches à 38° pour avoir l’impression que les 30° ambiant sont « frais »
  • Profiter de la piscine
  • Se laver les mains avec de l’eau froide !

Perso, je fuis les endroits plein de foule (sauf lors des matchs de l’équipe de France) et les endroits climatisés … Ça me fait éternuer. Bien sur, on pense à la crème solaire. Mon petit bonheur fraîcheur : doucher ma jument en fin de journée, mais ça s’est inexplicable. Et vous, c’était quoi vos astuces ?

34SA – Éh oh, les gars je suis enceinte ! WTF

Je voulais aujourd’hui partager un état d’esprit et un petit coup de gueule !

Vous le savez je suis congé patho depuis un peu plus de deux semaines. Et là, où je voulais profiter pour MOI et Mini-Doudou, je me rend compte que certaines personnes de mon entourage se permettent d’en profiter pour eux.

Je suis quelqu’un de serviable … Sans doute trop serviable … C’est-à-dire que je propose mon aide très facilement quand quelqu’un est en galère avant même u’il me dise qu’il a vraiment besoin d’aide.

Exemple :
– Une copine est en galère de Nounou, pas de soucis je propose de garder l’enfant sur les 2-3 heures souhaités,
– Un collègue part en vacances : pas de soucis, je passe prendre le courrier et je peux même venir ouvrir les volets et les fermer le soir

Bref des trucs anodins pour moi en temps normal (j’étais été jusqu’à accepter de donner mes ovocytes pour faire avancer des amis sur une liste d’attente pour un don -quasi parce que je suis tombée enceinte entre l’acceptation et la mise en place).

Seulement mon entourage a pris l’habitude de ce genre de geste. Et aujourd’hui étant enceinte, je me retrouve entre deux feux : continuer à aider et me fatiguer petit à petit, ou rappeler aux gens que je suis enceinte et que je dois me préserver (mais du coup m’en vouloir de ne plus les aider).

Alors j’essaie d’aider à moitié. J’accepte mais je rappelle ma grossesse … Le soucis – si on peut appeler ça un soucis c’est que ma grossesse se passe bien. Et que du coup les gens nuancent « oh ça vaaaaa, tu es pas a plaindre hein, tout se passe bien pour toi ! C’est une promenade de santé ! Tu pourrais être enceinte toute ta vie »

Je voulais juste donc par ce petit article « coup de gueule », rappeler que c’est pas parce qu’une grossesse se passe « bien » qu’il faut penser qu’on peut faire comme ci elle n’était pas là. Elle se passe bien jusqu’ici parce que je fais attention, parce que je m’accorde de vrais temps de repos. Oui je dois avoir un métabolisme qui le gère très bien, mais ce n’est pas une raison pour jouer avec et le mettre en péril !

Je suis enceinte et oui ce n’est pas un handicap.

Je suis enceinte et non je n’arrête pas de vivre mais c’est pas pour ça que je peux tout faire comme ci je ne l’étais pas !

Je suis enceinte, j’aime aider, mais pas au détriment de MES moments à MOI et mon gros ventre.

Je suis enceinte, j’ai du temps pour faire ce que je souhaite mais merci de ne pas en abuser.

C’était la complainte de la gentille fille enceinte qui c’est gentiment laisser débordée après avoir proposé son aide. S’il faut toujours en retirer quelque chose de positif, je dirais que j’ai gagné énormément en patience !

RESTONS ZEN

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31SA – Dernière ligne droite avant au travail

Alors nous y voilà !

Le congé maternité arrive ! Prévu au 15 juillet, je pense que ma sage-femme me fera profiter de mon congé pathologique dès début juillet – si elle ne me met pas en arrêt à mon rdv du 20 juin. Je suis donc encore au travail pour 15 petits jours.

Mon état physique ?  Une légère fatigue mais aucun mal de dos ou de douleurs ligamentaires à déplorer et pourtant Bébé est un ninja (Merci l’haptonomie ?). Mon ventre ne pèse pas 3T, au point que je l’oublie parfois, il se rappelle à moi la nuit lorsque je souhaite changer de coté ou quand j’attache mes lacets mais sinon il est « sage » quand Bébé ne fait pas la fête dedans.

Oui, je suis enceinte de 6 mois et demi bien frappés (7 mois lundi prochain) ET j’ai la chance de pouvoir continuer à vivre normalement !

Alors j’ai tous les jours les traditionnels
– Encore là ?  – et oui désolée
– Oh que tu es en forme ! – en référence à mon ventre rond
– Franchement tu tiens bien. J’aurais pensé que tu serais en arrêt avant ? – Hé non !!!
– Comme dis ma grand-mère, on ne se débarrasse pas comme ça des mauvaises plantes – Merci pour le compliment
– Et tu comptes partir quand ? – Quand mon état le demandera
– Mais enfin la grossesse, c’est fait pour profiter ! – mais je profite, je profite rassurez-vous.

Ma vision du congé maternité avant et maintenant

Pour certaines femmes le congé maternité est une libération, pour des raisons qui leurs sont propres et que je n’irai pas jugé (problème de santé, mauvaise ambiance au boulot) et puis pour d’autres c’est une prison …

En début de grossesse, j’avais l’image du congé maternité, où on est en mode baleine, alitée avec un risque d’accoucher du jour au lendemain et donc sans pouvoir rien faire. Et donc je n’avais aucune envie d’être dans cet état là, je ne me suis donc jamais projetée en congé maternité, au vue de ma grossesse qui se passe vraiment très bien.

Plus je m’en approche et je me dis que mon congé ne ressemblera pas du tout à ça; je me vois plus petit-déjeunant devant « Les Maternelles », descendant chercher mes fruits au marché au pied de mon immeuble et dans l’après-midi aller faire un tour à la piscine ou autour d’un café avec mes copines profs (merci le congés maternité pendant les grandes vacances).

Ma vie au bureau

J’ai l’habitude de dire que je suis plus au « repos » au bureau qu’à la maison. C’est vrai après tout au bureau, je suis assise sur ma chaise et je ne bouge pas (ou peu). A la maison, il y a toujours du rangement, du linge, du ménage … Résultat : je suis plus fatiguée à la maison qu’au bureau. Autant dire que j’ai besoin de plus de maquillage le lundi matin que le vendredi soir.

J’ai aussi la chance de commencer à 10h, ce qui me laisse dormir jusque 8h30 facilement tous les matins, je commencerai à 8h30, je pense que mon état physique ne serai pas aussi bon, moi et ma nature de Marmotte avons besoin de ce temps de repos. Mon poste me permet également de prendre une pause de 2h30 au milieu de ma journée, j’ai donc bien de le temps de déjeuner et de me poser dans mon canapé pour un temps juste de repos ou de sieste si nécessaire.

Remise en question

Depuis quelques temps, je me dis qu’il serai quand même bon que je m’arrête quand même. Même si physiquement ça va au top, je me dis que mentalement ce temps d’arrêt marquera vraiment le top départ de la préparation à l’accouchement. Objectif : se reposer en vue du marathon qui nous attend.

Cet arrêt serait une nouvelle étape dans ma prise de conscience dont je vous parlais la semaine dernière. (Depuis j’ai craqué sur les ventes privées de Smallable et de Kiabi sur des tenues : 3 en 1 mois et 6 en 3 mois …)

Je m’attend à ce que ma sage-femme m’arrête au 1er juillet pour l’arrêt pathologique. j’avoue que si ce n’était pas le cas, je serai limite déçue, tellement je m’y suis préparée.

Je croise les doigts donc pour finir mon mois de Juin toujours en forme au travail. Pour que je puisse profiter de mon mois de Juin pour lacher ma tenue de travail et pouvoir mettre ces longues robes amples dans lesquels j’ai investi et que j’adore mettre le week-end avec ma paire de superstar et ma veste en jean (#UniformeDeFemmeEnceinte)

Et je reviens dans 5 MOIS – après une petite virée en Guadeloupe, ça se précise ! Ma vie aura changé du tout au tout ! Je serai toujours la même mais avec ce « petit » plus. Je serai MAMAN !

Et vous, vous l’avez vécue comment ? Prison ou Libération ? Quelles étaient votre sentiment en quittant votre poste ?

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L’étendoir à linge – « T’inquiète, c’est les hormones »

Ce week-end, je me suis surprise ! Je crois que pour la 1ère fois depuis ma grossesse mes hormones m’ont jouées un tour

Je suis devenue folle pour une histoire étendoir à linge ! Je ne me suis pas reconnue !

Alors qu’on rentrait d’un super week-end en thalasso – thalasso organisée par surprise par le Chéri – je décide de lancer une machine à linge. Geste complétement anodin dans le quotidien.

Une petite sieste plus tard, la machine était terminée et je demande à mon chéri de bien vouloir l’étendre – mon ventre commence à être bien présent et ma sage-femme m’a demandé d’éviter les gestes répétitifs qui peuvent intervenir sur cette zone, j’en profite un peu, j’avoue ! Le chéri s’exécute – il est vraiment au top entre la surprise et l’étendoir.

C’est alors que je décide de faire mon inspectrice des travaux en cours et là, horreur ! Je vois le linge étendu certes, mais l’ordre n’a ni queue ni tête, on trouve des tee-shirts, là où je mets les pantalons d’habitude, les pantalons au milieu qui empêchent du coup d’étendre sur le niveau en dessous, les dessous essaient de se faufiler entre tout ça. Et évidemment, quelques vêtements restent dans la machine faute de place

Mais qu’est ce que tu as fait ? Tu as fait n’importe quoi ? Je t’ai déjà montrer comment l’étendre pour que ce soit plus simple à plier et plus optimiser pour pouvoir mettre tout ? Si tu étends comme ça quand Mini-Doudou sera là, tu mets où les bodies, pyjama etc ???

Bref je pète littéralement un plomb, j’en ai les larmes aux yeux, ça m’agace ! J’ai envie qu’il refasse en fonction de MON plan et pas comme bon lui semble. J’ai pas envie de reprendre la main – Comment on va faire quand je pourrais vraiment plus rien faire et qu’il devra se débrouiller seul ?

Mais non, lui ça a pas l’air de trop l’embêter?. Il n’a pas conscience de la CATASTROPHE qui se trame – n’ayons pas peur des mots ! Il me regarde gentiment en me disant qu’il n’y a pas mort d’homme, que le reste des vêtements seront juste de nouveau dans la machine à venir et qu’il tiendra compte de MON organisation sur la prochaine machine.

Je regarde à droite : l’étendoir, à gauche : le chéri qui m’invite à m’asseoir dans le canapé afin de regarder la suite de « La Casa De Papel » …  Quel dilemme !

Je craque, je refais intégralement l’étendage des vêtements ! En 3 minutes, c’est réglé – Ouf sauvée ! Je suis agacée pour la soirée, j’en ai gros sur la patate … Tout ça pour un étendoir à linge ! WTF !

Y a rien à dire je suis enceinte …

Et juste avant de m’endormir, Monsieur remet une couche et me taquine sur ce nouveau TOC qu’il a découvert …

Grrrrrrrrr ! Je vous jure que la prochaine fois qu’il ne range pas correctement le linge sur l’étendoir je lui fait manger une chaussette – sale évidemment !

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Wonder Achat : La ceinture de grossesse

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La découverte

Personnellement je l’ai découverte ce week-end ! J’étais en soirée chez une amie qui a accouché en décembre et je lui disais que je vivais très bien ma grossesse, mais qu’il était vrai que mon ventre pouvait commencer à me peser en fin de journée. Et là, elle m’a proposé de tester sa fameuse ceinture de grossesse !

Dès que je l’ai posé, la magie a opéré ! J’ai directement été soulagé. Pour être claire, je la lui ai piqué, après tout elle n’en a plus besoin.

Késako

La ceinture de Grossesse est faite pour trois choses :
– Nous aider à porter notre ventre
– A soulager notre dos en repositionnant notre bassin
– Agir sur les muscles profond

Bref elle permet donc de maintenir notre tonus et de protéger notre périnée.

Attention : ça n’a rien de « fashion », ce n’est pas un bandeau de grossesse que vous pouvoir mettre sur les vêtements, pour faire « joli ».

La ceinture de grossesse s’achète en pharmacie, les prix varient de 10 à 40€ et comme les bas de contention, elle est prise en charge par la sécurité sociale si vous avez une ordonnance.

Conclusion

Je vais continuer à la porter en fin de journée afin de me soulager. J’ai un peu peur qu’en la portant tout la journée, je me démuscle. J’en reparlerai donc à ma sage-femme lors de mon prochain rendez-vous afin qu’on affine ensemble son utilisation et voir si la forme me correspond bien (il existe beaucoup de modèles)  .

En tout cas, je pense que ça gagne à être plus connu et utilisé.

Et vous ? Vous en aviez une ? Ça vous tente ?