« T’es écœurante ! LOL »

Ou c’est « C’est injuste ». Ces phrases, je l’entend « fleurir » autour de moi depuis quelques semaines. Elle est généralement précédée par :

« Tu as eu une grossesse idyllique, un accouchement au top, un bébé super sage, et en plus tu as retrouvé ta taille fine. T’es écœurante »

Au début, je l’accueillais avec le sourire parce que les personnes le disent souvent sur le ton de la vanne et puis j’avais une certaine fierté en face de ce constat qui était quand même assez réjouissant.

Aujourd’hui, j’ai un peu plus de mal. Je ne réfute pas le fait que tout ce soit bien passé et que j’ai de la chance mais pour moi c’est le résultat aussi d’un état d’esprit positif et peut-être un peu d’organisation – coté santé tout allait bien évidemment, ça aide. Mais n’oublions pas que ce blog était là pour m’aider à prendre conscience de ma grossesse et des changements qui allaient se produire. Donc au début, j’ai quand du m’y faire à l’idée de cette grossesse – certes souhaitée mais ça fait toujours bizarre non ? Et puis on en sait pas trop ce qui nous attend.

Je ne me suis jamais considérée comme « malade » en étant enceinte. J’ai mis en place des choses pour que tout ce passe bien :
-des siestes régulières tous les jours pour contrer la fatigue,
-des séances de natation contre les maux de dos,
-des séances de papotages avec les copines pour le moral,
-des repas équilibrés pour ma santé et celle de bébé – et arrêter les choses trop acides pour ne pas avoir de nausées, moi qui adore le pamplemousse et les oranges pressées habituellement.

Nous avons aussi fait nos fameuses séances d’hapto (les résumés ici et ) pour que Papa prenne sa place durant ma grossesse, qui a su me relaxer, recentrer mon bassin quand y’avait besoin et qui a réellement tissée une relation Père-Fille. Papa le dit ouvertement aujourd’hui, ces séances lui ont permis de se sentir de suite à l’aise avec Pantouflette. Il n’a pas eu d’appréhension en la prenant pour la 1ère fois dans ces bras, ni en changeant la 1ère couche. Il la connaissait déjà et savait comment la « toucher », la prendre et la dorloter. Et ça a contribué à cette zenitude qui se dégage de notre petite famille, en plus du fait qu’il soit resté à notre côté le 1er mois de Pantouflette ! Royal !

J’ai parfois également l’impression que le fait que tout ce soit bien passé mais une barrière avec les futures mamans fatiguées par leur grossesse. J’entend de leur part « Tu peux pas comprendre ». Je ne sais pas où, ni comment me positionner. Je n’ai pas envie de « donner des conseils » sans qu’on me le demande clairement et me retrouver dans le rôle de la moralisatrice ou de Madame Je-Sais-Tout.

Dimanche dernier, ma belle-soeur -pas du tout enceinte- me lance un « Tu me filerais presque des complexes, tu es déjà plus fine que moi ». Certes, mais est-ce que c’est de ma faute ? Ce n’est pas de la sienne non plus. Les choses sont tellement qu’elles sont et puis c’est tout. ce genre de phrases ont en plus aucune valeur ajoutée, bref une phrase encore anodine mais qui raisonne quand même en moi. Comme si je devais m’en excuser …

Ces situations sont de plus en plus récurrentes. Je sais bien qu’il ne faut pas que je cède à la culpabilité, mais c’est parfois tentant.

Tout comme cette amie qui souhaite changer de travail à qui j’expliquais que je ne savais pas comment j’allai réagir en rentrant à 20h et à qui j’ai annoncé quelques jours plus tard qu’une entreprise venait de me faire une proposition par mail via un célèbre réseau pro en ligne, elle m’a répondu « Ça ne m’étonne pas, tu as toujours de la chance. Moi, ça m’arrive jamais ce genre de chose ». Certes, mais j’ai toujours un cv à jour dans ma clé USB, mon profil pro est à jour que les réseaux et particulièrement bien étoffé sur les missions que je réalise au quotidien, ce n’est pas noté « en recherche » mais ça ne m’empêche pas de passer 1 fois par jour pour regarder les offres -même quand je ne suis pas en recherche, juste par curiosité … Contrairement à elle, qui avant de partir en congé maternité c’était promis de faire tout son possible pour ne pas revenir mais qui n’a pas su se dégager du temps pour faire le nécessaire, elle m’a d’ailleurs demandée ce que je mettrai pour détailler son poste et dans quoi je la verrai. Je veux bien aider mais je suis pas Pole Emploi non plus ! C’est à chacun de trouver sa motivation.

J’aime pas cette image de Madame Parfaite, je ne suis pas cette personne. Je galère aussi à calmer Pantouflette quand je ne trouve pas ce qu’elle a et qu’elle pleure jusque 23h sans cesse à m’en couper l’appétit le soir. Je suis aussi fatiguée de ma journée. Je m’ennuie parfois dans mon congé maternité. J’ai aussi des tensions avec mes beaux-parents sur l’éducation de ma fille. Je cherche des occupations autres que la TV et la lecture quand Pantouflette dort. Elle fait ces nuits, mais il y a parfois des ratés et elles se réveille de temps en temps à 4h du matin – d’où parfois quelques commentaires bien matinaux sur vos blogs. Et j’ai sans doute retrouvé ma ligne rapidement car je ne prend pas le temps de manger le midi et que je passe mon temps à faire le ménage, à ranger, à me promener en poussette pour apaiser Pantouflette en début d’après-midi. J’ai aussi ces deux étages à monter avec le cosy ou la poussette – ce qui m’a amenée chez l’ostéo, j’avais des décharges en bas de la nuque du à un blocage total de mon omoplate à droite …

Écrire cet article me fait du bien. Avant, je m’en voulais presque. Mais au final, je pense que c’est sans doute mon coté « qui voit toujours le verre à moitié plein » qui me donne cette image de bonheur parfait et de wonderwoman … Alors que derrière, ce n’est pas toujours ça, mais je n’aime pas m’appesantir sur les difficultés et les côtés les plus sombres. Je préfère donner de l’importance aux sourires de ma fille, à ces yeux qui se remplissent de découvertes aux fils des jours, à ces temps où j’arrive à m’épanouir en congé mater, à tenir ce blog et échanger avec vous ici ou sur les votres, aux nuits complètes, à ces moments où Papa me laisse me coucher tôt pour me reposer et s’occuper de sa fille toute la soirée avec ces yeux qui étincellent de fierté. Et vous savez quoi ? Je ne compte pas changer cette facette de ma personnalité qui me permet de garder que le positif et de rester de bonne humeur – même quand je suis fatiguée que j’ai mal à la nuque et que je crève la dalle … Un sourire de Pantouflette et c’est reparti !

Vous avez aussi traversé ce genre de moment ?

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Pour ceux qui se demandent où ça en ai pour mon changement de poste, ça suit son cours, les 2 1ers entretiens ont été concluants. J’en ai passé un nouveau jeudi dernier avec la responsable qui a fait la même formation que moi. Le courant est bien passé. Résultat dans 2/3 semaines ! On croise les doigts.

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37SA – Tu peux arriver quand tu veux !

37SA … Déjà .. en écrivant cet article, je me rend compte à quelle vitesse le temps à filer. On se retourne deux secondes et j’ai l’impression d’être ce 12 décembre .

Le 12 décembre

Ce jour où on a découvert ta présence. Ce jour où le filleul de mon Chéri est né. Dans la soirée, j’annonçais au arrivée dans nos vies à ton futur papa. C’était tellement de bonheur. Le lendemain, nous sommes allés voir les nouveaux parents à la maternité et ils ont eu cette phrase « On a hâte que ce soit votre tour ». Ils ne pouvaient pas si bien dire.

12 jours plus tard nous l’annoncions à nos parents en guise de « cadeau bonus » de Noël.

19 jours plus tard,  nous l’annoncions à nos amis. Et bien oui, un nouvel an sans alcool, ça aurait forcément alerté les copains, alors autant l’officialiser. A ce nouvel an, le champagne a coulé à flot entre la naissance, notre annonce, les promotions au travail et une opération chirurgicale soldée par une très jolie réussite. Le champagne a coulé à flot … Enfin sauf pour moi et mon MayTea, mais c’était remplis d’alcool et de thé de bonheur que nous passions en 2018.

L’acceptation

J’ai mis du temps à me rendre compte que j’étais vraiment enceinte, d’où la création de ce blog d’ailleurs. Et puis, de rendez-vous en rendez-vous, mon ventre se faisant de plus en plus visible, la chambre une fois commencée, les achats se succédant … Pas de doute, un nouvel habitant allait bel et bien arrivé à la maison.

Enfin la Maison … Plutôt dans notre grand appartement. D’ailleurs, depuis ton apparition, Papa n’a plus qu’une idée : Acheter une maison avec un jardin pour te dégourdir les pattes comme il dit. Alors on visite, on visite, on visite … Mais on est difficiles, sur le secteur et sur la superficie … Mais on trouvera.

En attendant, on a acheté un 2nd appartement, qu’on a rénové puis loué, pour commencer à épargner pour tes études si tu le souhaites (oui oui oui, tu as des parents prévoyants – enfin surtout un père prévoyant.)

Le congé maternité

Le temps s’est emballé et puis me voilà en arrêt du jour au lendemain – 10 jours avant l’arrêt pathologique. Heureusement, il a fait beau. Je pense qu’on aurait pas pu faire un plus bel arrêt et congé maternité que celui-ci.

  • Les copines sont en vacances
  • Le marché est plein de saveur
  • Les gens sont souriants
  • Je n’ai mal nul part, tu me laisses donc gambader où je souhaite
  • J’ai fini mon goal de l’arrêt : TA couverture ! Mon 1er ouvrage en tricot et j’en suis pas peu fière
  • J’ai rendu des services, peut-être un peu trop, mais c’est dans ma nature et ca me faisait plaisir.

Ce congé a aussi été très chargé en rendez-vous. Entres les Assistantes Maternelles, les derniers cours d’haptonomie, les cours de préparation à l’accouchement, le transfert de mon dossier dans l’hôpital du coin et la création de ma boite à Papa. Je n’ai pas chômé. Autant de sujets qu’il faudrait que j’aborde ici dans de futurs articles.

37 SA

Et nous y voici, ce lundi, nous commençons notre 37ème semaine. 37 semaines, ça veut dire pas mal de choses ! Mais pour moi ça veut surtout dire que tu peux venir nous rencontrer sans crainte, sans prématurité. Je porte un bébé totalement viable, qui communique très très bien avec ces parents en venant se lover dans nos mains le soir quand on t’appelle vers le bas, t’obligeant à te déplacer et abandonner les sommets car tu adores en te blottir contre mes cotes droites (elles doivent être accueillantes). Parfois tu joues un peu l’effronté, quand tu t’agites devant la future mamie et que tu deviens complètement stoïque dès qu’elle pose une main sur mon ventre pour te saluer.

Après je n’ai pas à me plaindre, jusqu’ici aucune contraction, aucune douleur de dos, tu me laisses vivre ma vie, me déplaçant facilement dans ma bourgade chérie à pied, parfois dans la nuit tu m’invites à me rendre aux toilettes et tu me laisses me rendormir paisiblement.

Tu es en très bonne forme. Tu seras un bébé sans doute assez lourd mais je te rassure, apparemment tu es bien proportionné donc tu ne seras pas « difforme ». Tu es un tellement beau bébé que tu arrives même à faire changer potentiellement d’avis les professionnels du milieu en terme de déclenchement. On a gagné le droit à une 4ème échographie pour vérifier ton poids (prévision de 4,5/5 kg à terme). Ya rien à dire tu aimes déjà avoir des photos de toi, au point de gérer pour en avoir en bonus avant même ton arrivée.Je reste sereine malgré tout ça. Je fais entièrement confiance à l’équipe médicale.

Naturellement ou déclenchée, la rencontre sera belle. Dès cette semaine, je me lance dans l’homéopathie, les carreaux, les tisanes de framboisiers et quelques kilomètres de marche par jour.Nous avons tellement hâte de te rencontrer. Tout est prêt ou presque (faut vraiment que je songe à faire ma valise …).

Papa est en vacances tout le mois d’août, il a fêté dignement son entrée dans le mois de la modération (LE mois où tout peut arriver n’importe quand et où il DOIT pouvoir conduire)

Alors n’hésite pas, viens dès que tu le sens.Et rassures toi, même si tu souhaites attendre la date de ton terme pour venir (soit la veille de la reprise de travail de Papa) on t’aimera! ON T’AIME DÉJÀ! toketos_k_genna_410x225

31SA – Dernière ligne droite avant au travail

Alors nous y voilà !

Le congé maternité arrive ! Prévu au 15 juillet, je pense que ma sage-femme me fera profiter de mon congé pathologique dès début juillet – si elle ne me met pas en arrêt à mon rdv du 20 juin. Je suis donc encore au travail pour 15 petits jours.

Mon état physique ?  Une légère fatigue mais aucun mal de dos ou de douleurs ligamentaires à déplorer et pourtant Bébé est un ninja (Merci l’haptonomie ?). Mon ventre ne pèse pas 3T, au point que je l’oublie parfois, il se rappelle à moi la nuit lorsque je souhaite changer de coté ou quand j’attache mes lacets mais sinon il est « sage » quand Bébé ne fait pas la fête dedans.

Oui, je suis enceinte de 6 mois et demi bien frappés (7 mois lundi prochain) ET j’ai la chance de pouvoir continuer à vivre normalement !

Alors j’ai tous les jours les traditionnels
– Encore là ?  – et oui désolée
– Oh que tu es en forme ! – en référence à mon ventre rond
– Franchement tu tiens bien. J’aurais pensé que tu serais en arrêt avant ? – Hé non !!!
– Comme dis ma grand-mère, on ne se débarrasse pas comme ça des mauvaises plantes – Merci pour le compliment
– Et tu comptes partir quand ? – Quand mon état le demandera
– Mais enfin la grossesse, c’est fait pour profiter ! – mais je profite, je profite rassurez-vous.

Ma vision du congé maternité avant et maintenant

Pour certaines femmes le congé maternité est une libération, pour des raisons qui leurs sont propres et que je n’irai pas jugé (problème de santé, mauvaise ambiance au boulot) et puis pour d’autres c’est une prison …

En début de grossesse, j’avais l’image du congé maternité, où on est en mode baleine, alitée avec un risque d’accoucher du jour au lendemain et donc sans pouvoir rien faire. Et donc je n’avais aucune envie d’être dans cet état là, je ne me suis donc jamais projetée en congé maternité, au vue de ma grossesse qui se passe vraiment très bien.

Plus je m’en approche et je me dis que mon congé ne ressemblera pas du tout à ça; je me vois plus petit-déjeunant devant « Les Maternelles », descendant chercher mes fruits au marché au pied de mon immeuble et dans l’après-midi aller faire un tour à la piscine ou autour d’un café avec mes copines profs (merci le congés maternité pendant les grandes vacances).

Ma vie au bureau

J’ai l’habitude de dire que je suis plus au « repos » au bureau qu’à la maison. C’est vrai après tout au bureau, je suis assise sur ma chaise et je ne bouge pas (ou peu). A la maison, il y a toujours du rangement, du linge, du ménage … Résultat : je suis plus fatiguée à la maison qu’au bureau. Autant dire que j’ai besoin de plus de maquillage le lundi matin que le vendredi soir.

J’ai aussi la chance de commencer à 10h, ce qui me laisse dormir jusque 8h30 facilement tous les matins, je commencerai à 8h30, je pense que mon état physique ne serai pas aussi bon, moi et ma nature de Marmotte avons besoin de ce temps de repos. Mon poste me permet également de prendre une pause de 2h30 au milieu de ma journée, j’ai donc bien de le temps de déjeuner et de me poser dans mon canapé pour un temps juste de repos ou de sieste si nécessaire.

Remise en question

Depuis quelques temps, je me dis qu’il serai quand même bon que je m’arrête quand même. Même si physiquement ça va au top, je me dis que mentalement ce temps d’arrêt marquera vraiment le top départ de la préparation à l’accouchement. Objectif : se reposer en vue du marathon qui nous attend.

Cet arrêt serait une nouvelle étape dans ma prise de conscience dont je vous parlais la semaine dernière. (Depuis j’ai craqué sur les ventes privées de Smallable et de Kiabi sur des tenues : 3 en 1 mois et 6 en 3 mois …)

Je m’attend à ce que ma sage-femme m’arrête au 1er juillet pour l’arrêt pathologique. j’avoue que si ce n’était pas le cas, je serai limite déçue, tellement je m’y suis préparée.

Je croise les doigts donc pour finir mon mois de Juin toujours en forme au travail. Pour que je puisse profiter de mon mois de Juin pour lacher ma tenue de travail et pouvoir mettre ces longues robes amples dans lesquels j’ai investi et que j’adore mettre le week-end avec ma paire de superstar et ma veste en jean (#UniformeDeFemmeEnceinte)

Et je reviens dans 5 MOIS – après une petite virée en Guadeloupe, ça se précise ! Ma vie aura changé du tout au tout ! Je serai toujours la même mais avec ce « petit » plus. Je serai MAMAN !

Et vous, vous l’avez vécue comment ? Prison ou Libération ? Quelles étaient votre sentiment en quittant votre poste ?

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