« On aura tout vu … » #AnecdoteFemmeEnceinte

Vendredi dernier en revenant du travail, le Chéri m’appelle et me demande un service :

« Doudou, peux-tu passer prendre un fût de bière pour demain midi ? »

Par « demain midi », comprendre le match France-Australie à la maison avec tous les copains ! Donc oui, il faut un fût de bière pour mettre dans la fameuse tireuse qui les « hydratera » durant ces 90 minutes (105 avec la mi-temps) !

Comme je suis une super gentille chérie, je m’arrête au supermarché, attrape le fameux fût de 5 litres et je me dirige vers les caisses. Il faut savoir que même enceinte je ne vais pas particulièrement aux caisses prioritaires, pour ce coup-ci j’ai pris la caisse la plus proche du rayon et de la sortie pour ne pas porter trop longtemps les 5-6kilos.

Devant moi, une petite dame de 70 ans. Curieuse de savoir qui arrivait derrière elle, elle se retourne, me regarde de haut en bas, se retourne et lâche bien fort :

« On aura tout vu ! Maintenant, les femmes enceintes boivent de la bière »

Je prend sur moi, je n’ai pas envie de me justifier. Je garde le sourire. A quoi bon engager le dialogue ? Je n’ai ni le temps, ni l’envie ! Je sens quelques regards sur moi. Peu importe je sais que je suis droite dans mes bottes, ce fût de bière, je n’y toucherai pas !

Viens mon tour de payer. Je vois le regard de la caissière, je lui adresse un sourire et un bonjour. J’attend un peu de soutien et là, surprise ! Elle ajoute :

« Enfin même si vous ne la buvez pas, c’est bien trop lourd dans votre état, c’est vraiment pas sérieux ! »

O_O

Je suis effarée ! La caissière enfonce le clou du jugement en public ! Comment peut-elle porter un jugement sur mon état physique et sur ma santé ? Si je suis là et que je le fais c’est que je considère que je suis en capacité de le faire !

L’anecdote est anodine. Et même si sur le moment je me suis dis que je n’allais pas répondre parce que je n’ai pas à me justifier auprès de ces personnes, j’aurais quand même bien répondu quelques choses avec le recul ! Tanpis !

Ce fût est arrivé à bon port, il a bien hydraté les supporters, la France a gagné ! N’est-ce pas ça la vie ? Les copains, les sourires, les bons moments …

Et vous ? Avez-vous déjà eu affaire à ce genre de remarque ?

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31SA – Dernière ligne droite avant au travail

Alors nous y voilà !

Le congé maternité arrive ! Prévu au 15 juillet, je pense que ma sage-femme me fera profiter de mon congé pathologique dès début juillet – si elle ne me met pas en arrêt à mon rdv du 20 juin. Je suis donc encore au travail pour 15 petits jours.

Mon état physique ?  Une légère fatigue mais aucun mal de dos ou de douleurs ligamentaires à déplorer et pourtant Bébé est un ninja (Merci l’haptonomie ?). Mon ventre ne pèse pas 3T, au point que je l’oublie parfois, il se rappelle à moi la nuit lorsque je souhaite changer de coté ou quand j’attache mes lacets mais sinon il est « sage » quand Bébé ne fait pas la fête dedans.

Oui, je suis enceinte de 6 mois et demi bien frappés (7 mois lundi prochain) ET j’ai la chance de pouvoir continuer à vivre normalement !

Alors j’ai tous les jours les traditionnels
– Encore là ?  – et oui désolée
– Oh que tu es en forme ! – en référence à mon ventre rond
– Franchement tu tiens bien. J’aurais pensé que tu serais en arrêt avant ? – Hé non !!!
– Comme dis ma grand-mère, on ne se débarrasse pas comme ça des mauvaises plantes – Merci pour le compliment
– Et tu comptes partir quand ? – Quand mon état le demandera
– Mais enfin la grossesse, c’est fait pour profiter ! – mais je profite, je profite rassurez-vous.

Ma vision du congé maternité avant et maintenant

Pour certaines femmes le congé maternité est une libération, pour des raisons qui leurs sont propres et que je n’irai pas jugé (problème de santé, mauvaise ambiance au boulot) et puis pour d’autres c’est une prison …

En début de grossesse, j’avais l’image du congé maternité, où on est en mode baleine, alitée avec un risque d’accoucher du jour au lendemain et donc sans pouvoir rien faire. Et donc je n’avais aucune envie d’être dans cet état là, je ne me suis donc jamais projetée en congé maternité, au vue de ma grossesse qui se passe vraiment très bien.

Plus je m’en approche et je me dis que mon congé ne ressemblera pas du tout à ça; je me vois plus petit-déjeunant devant « Les Maternelles », descendant chercher mes fruits au marché au pied de mon immeuble et dans l’après-midi aller faire un tour à la piscine ou autour d’un café avec mes copines profs (merci le congés maternité pendant les grandes vacances).

Ma vie au bureau

J’ai l’habitude de dire que je suis plus au « repos » au bureau qu’à la maison. C’est vrai après tout au bureau, je suis assise sur ma chaise et je ne bouge pas (ou peu). A la maison, il y a toujours du rangement, du linge, du ménage … Résultat : je suis plus fatiguée à la maison qu’au bureau. Autant dire que j’ai besoin de plus de maquillage le lundi matin que le vendredi soir.

J’ai aussi la chance de commencer à 10h, ce qui me laisse dormir jusque 8h30 facilement tous les matins, je commencerai à 8h30, je pense que mon état physique ne serai pas aussi bon, moi et ma nature de Marmotte avons besoin de ce temps de repos. Mon poste me permet également de prendre une pause de 2h30 au milieu de ma journée, j’ai donc bien de le temps de déjeuner et de me poser dans mon canapé pour un temps juste de repos ou de sieste si nécessaire.

Remise en question

Depuis quelques temps, je me dis qu’il serai quand même bon que je m’arrête quand même. Même si physiquement ça va au top, je me dis que mentalement ce temps d’arrêt marquera vraiment le top départ de la préparation à l’accouchement. Objectif : se reposer en vue du marathon qui nous attend.

Cet arrêt serait une nouvelle étape dans ma prise de conscience dont je vous parlais la semaine dernière. (Depuis j’ai craqué sur les ventes privées de Smallable et de Kiabi sur des tenues : 3 en 1 mois et 6 en 3 mois …)

Je m’attend à ce que ma sage-femme m’arrête au 1er juillet pour l’arrêt pathologique. j’avoue que si ce n’était pas le cas, je serai limite déçue, tellement je m’y suis préparée.

Je croise les doigts donc pour finir mon mois de Juin toujours en forme au travail. Pour que je puisse profiter de mon mois de Juin pour lacher ma tenue de travail et pouvoir mettre ces longues robes amples dans lesquels j’ai investi et que j’adore mettre le week-end avec ma paire de superstar et ma veste en jean (#UniformeDeFemmeEnceinte)

Et je reviens dans 5 MOIS – après une petite virée en Guadeloupe, ça se précise ! Ma vie aura changé du tout au tout ! Je serai toujours la même mais avec ce « petit » plus. Je serai MAMAN !

Et vous, vous l’avez vécue comment ? Prison ou Libération ? Quelles étaient votre sentiment en quittant votre poste ?

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24SA – Écho T2 – Peu importe, tant que Bébé est en bonne santé

Dès que je suis tombée enceinte, on m’a posée LA question : « Et tu préfères avoir une fille ou un garçon ? »

Depuis toujours, je disais que j’aimerai avoir par une Fille. J’ai toujours trouvé les fillettes hyper cocottes. Je ne sais pas, elles ont un truc que j’adore. Mais depuis que je suis enceinte, je me suis dis que je n’avais pas le droit d’être déçue d’avoir un Garçon. Avoir la chance de tomber enceinte facilement est déjà une très jolie chance par rapport à des copines autour de moi.

Je répondais donc la célèbre réponse « Peu importe, tant que Bébé est en bonne santé ».

Et puis, en regardant les enfants au parc tout bêtement, des choses m’ont choquée. Vous prenez deux enfants du même âge : un garçon, une fille. Vous les mettez dans une aire de jeux. Les deux enfants grimpent partout. Alors que le petit garçon va être encourager avec fierté, la petite fille va plutôt être « renvoyer » à son rôle de fille en lui disant de faire attention à ses vêtements ou qu’elle va se faire mal.

Alors je vois deux explications :
-Soit la lessive des parents de la petite fille est moins efficace que celle des parents du petit garçon et dans ce cas, je les invite à communiquer entre eux sur le sujet.
-Soit on est en face de disparité « homme-femme » dès le plus jeune âge. On apprend directement aux enfants que les filles sont fragiles et doivent faire attention à leurs habits, et que les garçons sont courageux, aventuriers et peu importe le reste

Bref avec ce constat, je me suis rendue compte que le sexe de l’enfant pesait dans l’éducation. Et même si à la maison, je fais attention de ne pas genrer les activités et que si je souhaite élever mon enfant dans un cadre d »humain » et non d’homme ou de femme, la société pouvait facilement le remettre dans ce genre de case que je n’affectionne pas DU TOUT.  J’éduque un être humain, fille ou garçon, ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Je pense que je pourrais me brouiller sérieusement avec des amis qui positionnent mon enfant de la sorte que ce soit une fille ou un garçon. Ce sera un enfant point.

Une petite fille a le droit de monter partout, de se montrer aventurière et de faire des accros dans son pantalon. Tout comme un garçon n’a pas à subir la pression de ces parents pour monter sur un jeu qui l’impressionne ou qu’il montre ses émotions.

Du coup, le Garçon est remonté dans mes envies. J’aimerai pouvoir éduqué un garçon pour pouvoir véhiculer les valeurs d égalité. J’écoute beaucoup de podcast dont « Histoire de Darons » et plein de papas en parle très bien.

Ces dernières semaines, ma réponse « Peu importe, tant que Bébé est en bonne santé » était réellement pensée et plus une réponse préformatée comme elle pouvait l’être au départ.

J’avais alors envie d’avoir une fille pour l’élever comme un enfant et non comme une petite fille modèle avec une barrette dans les cheveux et qui devrait rester sagement à sa place. Mais j’avais aussi d’avoir un garçon pour l’élever comme un enfant et non comme le plus balaise de l’aire de jeux.

J’ai envie un enfant pour l’élever dans le respect de l’autre. Fille ou Garçon peu importe tant qu’il est en bon santé. Ce doit être mon petit côté féministe qui a été titillé par cette anecdote.

J’attends un enfant et je suis déjà plus que ravie


Lundi dernier, nous avons eu notre écho T2.

Directement, la gynéco, nous a demandé si nous souhaitons savoir le sexe. Ça a été un grand Oui. Nous en avions parlé au préalable et même si nous souhaitons garder la surprise pour notre entourage, nous souhaitions le savoir pour nous, pour les prénoms, pour la déco (même si, nous aimerions rester dans une tendance neutre), pour les achats … Bref on voulait le savoir !

Je ne vais pas vous faire languir très longtemps, je garderai aussi la surprise ici.

Donc revenons à nos moutons, Mini-Doudou a été très coopérant et nous a directement dévoilé son intimité. Nous avons un bébé en pleine forme, avec 2 bras et 2 jambes avec 20 doigts équitablement répartis sur les 4 membres. Les organes fonctionnent correctement.

La gynéco a été très surprise que Bébé bouge autant. Elle pense que l’hapto y est pour quelque chose, Bébé allant vers la sonde à chaque fois qu’elle restait statique sur mon ventre. Elle a félicité le Papa pour cet entraînement digne d’un grand sportif.

Bref, nous sommes actuellement de futurs parents très heureux de ces 630gr de vitalité pure.

Ne pas dire le sexe, est aussi pour nous important. Nous ne sommes pas un couple très démonstratifs, nous n’aimons pas forcément nous exposer. Notre couple, nous le vivons à la maison, entre nous en toute intimité. Avec une grossesse, nous sommes dans l’obligation de partager un bout de cette intimité – on va pas se mentir, une grossesse ça se voit, ou il faut que je reste enfermer mais là encore ça ne passera pas inaperçu ! En gardant le sexe pour nous, nous gardons cette part d’intimité qui n’ appartient qu’à nous. Notre entourage nous comprend et l’accepte facilement. Et puis il ne reste plus que 4 mois avant de le découvrir ! Mon D*** que ça passe vite !

Et vous ? Vous aviez communiqué le sexe du futur Bébé ? Aviez-vous des préférences ? Avez-vous eu des déceptions ? Avez-vous fait le jeu des pronostics autour de vous ?

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17SA – Grossesse et Carrière

La grossesse est une vraie parenthèse dans la vie d’une femme. Nous devenons intouchables aux yeux des uns, précieuses aux yeux des autres. Chacun a en lui sa propre image de la femme enceinte. Pour ma part, j’ai toujours vu la grossesse comme un super moment, où nous portons et fabriquons la vie. Je trouve cela génial MAIS une chose m’embête : Le STANDBY Professionnel.

Je l’avais déjà évoqué avec plusieurs personnes avant ma grossesse, on me répondait :

« Mais non, maintenant c’est plus comme ça »
« Et puis, ça dure que 9 mois ! »

Le message : « Vis ta grossesse comme le meilleur moment de ta vie, et laisse ton boulot de coté ».

J’ai eu l’énorme chance (aux vues des témoignages que j’ai lu ici et là) que ma direction réagisse très bien à mon annonce (faisant lacher quelques larmes à mon directeur tellement il était touché de la confiance que je leur témoignais, je leur ai annoncé à 2mois et demi). Etant dans la société depuis 1 an, je savais très bien que je n’aurais pas de proposition d’évolution durant les 9prochains mois, mais ça me va très bien vu que j’adore mon poste actuel.  En gros, je kiffe le moment, ma grossesse et mon boulot comme je le faisais déjà avant.

Il y a toujours un « Mais ».

Un événement m’a mise dans la parfaite situation que j’aurai aimé éviter.

J’adore regarder les offres d’emploi, plus par curiosité que pour de réelles envies de partir de mon poste actuel. Il y a une semaine, je vois une annonce, LE POSTE vers lequel j’aimerai évoluer dans une société juste à coté de chez moi.

J’en parle à mon conjoint, il me dit de postuler. Je lui réponds que je suis en arrêt maternité dans 4 mois, et que j’ai une période de préavis de 3 … Je me vois pas postuleer dans une nouvelle société et en sachant que je ne pourrais rester que 1 mois (dans le meilleur des cas) et repartir pour 2mois et demi d’arrêt (même pour une si belle excuse) surtout dans un poste à responsabilité comme celui-là. Je me donne jusqu’au week-end pour réfléchir.

En attendant dans la semaine, j’en parle à 2-3 copines. J’ai été étonné par les réponses.

« Enfin Caro, tu es enceinte, profites en pour te poser »
« Tu es vraiment hyperactive et si au lieu de te voir dans ce nouveau poste tu te projetais avec ton p’tit bout dans les bras? »

En quoi le fait d’être enceinte doit me freiner dans mes envies professionnelles ?

Je n’ai pas encore de réponse à cette réponse. Mais je voulais aborder ce sujet ici, car j’ai trouvé les réactions aussi diverses que surprenantes. J’aimerai que nous puissions en discutez.

Au final, la société a vu que j’avais regardé l’annonce (vive les réseaux sociaux professionnels), ils ont pris contact avec moi, en me demandant si je comptais postuler car je rentrais parfaitement dans le profil. Je leur est répondu que ça aurait été avec plaisir, mais qu’actuellement étant enceinte et en arrêt dans 4 mois avec le temps de mon préavis, je ne me voyais pas commencer dans un poste par un temps d’arrêt maternité. Ils m’ont répondu qu’en effet ils avaient besoin de quelqu’un immédiatement, qu’ils auraient pu éventuellement attendre le temps de préavis, mais qu’ils gardaient évidemment mon CV.

Donc oui, la grossesse est vraiment un temps de standby pro. Je profite de la chance que j’ai à savoir être dans un poste qui me plaît, avec une direction très à l’écoute et une super équipe. Je relativise en me disant que ce n’était juste pas le bon moment pour moi, que des opportunités j’en aurais d’autres. Mais je garde un goût amer concernant les réactions de mes amies, le temps et les discussions le feront sûrement passer.

Portez-vous bien.

Et à la semaine prochaine.

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